Ma toute première réclamation pour un article

Publié le 15th juillet 2011 par Nathan dans Journalisme, La Meuse

Depuis la fin des cours, et jusqu’à la fin du mois de juillet, je travaille (encore) à La Meuse Verviers. En quelques mots: j’ai déjà écrit pas mal d’articles, j’apprends toujours plus de trucs, et j’ai aussi fait ma deuxième conférence de presse (où j’ai mangé Grec. Oui c’est important de le préciser. Je découvre un peu le milieu en même temps en fait.. faudra que j’en fasse un billet un jour).

Petite nouveauté par rapport aux autres fois : j’ai fait ma première R2. Qu’est-ce qu’une R2 dans le monde du journalisme (et plus particulièrement à La Meuse) ? C’est la deuxième page du cahier régional venant, dans le cas des journaux Sud Presse après 2 pages d’actualité nationale. Pour moi, c’est une étape comme une autre, ça veut dire aussi que le chef d’édition m’accorde sa confiance pour des sujets plus importants. Mais bon, qui dit visibilité accrue dit également plus de risques de voir son article être vu, revu, pris, repris et parfois mal interprété (mais en général on essaye toujours d’avoir un angle clair).

Et dans mon cas, pour fêter ma première R2, j’ai eu droit à une demande d’ajout sur Facebook. Chouette, me dis-je : quelqu’un a du apprécier ce que j’avais écrit (par la suite, j’apprendrai que ça arrive rarement dans ce milieu) et veut en savoir plus sur moi. Mais je me rends très vite compte que c’est un parent de quelqu’un que j’ai interviewé pour ce fameux article en R2. J’avais recueilli son témoignage et tout s’était bien passé au téléphone, très bien même, mais la façon dont j’avais traité ses propos face à ce qu’une autre personne dénonçait ne lui avait pas plu.

Soit, il avait mon numéro de téléphone et il pouvait à tout moment me contacter soit à la rédaction, soit envoyer un e-mail. Mais c’est donc son frère qui m’ajoute sur Facebook quelques jours après la parution de l’article. On discute un peu et je me rends compte que finalement il ne voulait pas me lancer quelques gerbes de fleurs pour mon article :’( (à prendre avec humour, bien sûr).

Bref, il m’explique qu’il est faché tout rouge à propos de ce que j’ai écrit dans mon article, conteste ce que j’ai affirmé, etc.. C’est tout à fait légitime, bien sûr, mais malgré mon invitation à ce que son frère prenne contact avec moi, on en reste là. Un peu plus tard dans la soirée c’est un autre frère qui veut m’ajouter juste pour savoir ce que je dis d’eux sur Facebook (ce qui est déjà très marrant. Tout le monde sait que je ne dis du mal que des gens sur Twitter (à toujours prendre au second degré)). En gros, il me reproche la même chose que l’autre. Mais bon, je n’aime pas rester sur un malentendu et j’essaye tant bien que mal de me justifier.

En discutant avec ma consoeur toujours de bon conseil Aurore, je me rends compte qu’en fait c’est un peu le quotidien du journaliste. Enfin, tant que vous faites l’agenda ça devrait aller, mais dès qu’on s’attache plus à des sujets d’opinion ou des affaires entre plusieurs personnes, les réactions risquent tout de suite d’être plus nombreuses.. Et c’est à ce type d’article à double tranchant que j’ai pu goûter.

Au final, il paraît que c’est de plus en plus fréquent que n’importe quel quidam ajoute un journaliste sur Facebook pour (en général) l’insulter et/ou exprimer son mécontentement, et plus rarement, pour le remercier d’un reportage écrit dans le journal (ne rigolez pas, y’a des journalistes à la rédaction qui reçoivent presque des lettres d’amour. J’attends ma première lettre de ce type avec impatience). C’est donc à ça que je suis destiné : qu’on me contacte par n’importe quel biais pour me faire savoir que mon article est « tout pourri, qu’il faut bien vendre des journaux », qu’on raye ma voiture (que je n’ai pas encore) ou qu’on m’envoie des lettres parfumées de bisous pour un article dans lequel j’aurais (comme toujours, mmh) mis corps et âme, et caetera, et caetera.. Mais je ne me décourage pas et je suis toujours aussi motivé.

Paraît qu’on ne doit même pas s’efforcer à y répondre puisque ça devient une routine au fur et à mesure des articles..
Voilà, c’était mon anecdote de la soirée que je me devais de partager avec vous. A part ça tout va bien et la semaine prochaine je serai aux Francos. Si y’en a qui passent par là.. profitez-en, je ferai bureau des réclamations :-)

  1. Xavier dit :

    Ha, le métier rentre;)
    Bon déjà une chose: TOUS mes amis Facebook sont réellement des amis. Je n’accepte jamais quelqu’un que je ne connais pas;)

  2. Nathan dit :

    Je ne les ai finalement pas acceptés, hein. Mais comme tu dis, et comme Rodolphe me l’a fait remarquer, c’est le métier qui rentre..

  3. Bienvenue chez les « haters »!