Durant cette période un peu creuse de l’année où je n’ai que comme seul et unique divertissement celui d’apprécier chaque jour un peu plus ma prof de Néerlandais, je prends le temps de revenir sur certaines anecdotes de rédaction.
Depuis un an, j’ai déjà fait quelques stages, principalement à La Meuse Verviers (un journal local, pour ceux qui n’auraient pas suivi). J’ai découvert qu’avant toute chose, le journaliste avait aussi une fonction, une responsabilité sociale. Normal, vous allez me dire : il traite les infos et recueille les témoignages de nombreuses personnes qui finalement constituent son lectorat. Il est donc en contact permanent avec des dizaines de personnes, chaque jour différentes.

Heureusement pour moi, je n’ai encore jamais eu au téléphone un interlocuteur qui a refusé de me répondre parce que j’écrivais pour un organe de presse. Dans le pire des cas, une auto-censure de la personne dans ses propos; dans le meilleur, des petites exclus balancées juste parce qu’ils sentent que « la conversation se passe bien ». Après, on va pas se leurrer, un journaliste EST avant tout un journaliste, qu’il sache parler aux gens ou non
Et puis il y a cette vieille dame habitant la région dont je me souviens. La première fois que j’en ai entendu parler, c’est quand un des journalistes de la (petite) rédaction a décroché le téléphone : « (..) Oui ! Ok madame ! On arrive tout de suite, on vous envoie une équipe ! ».
En réalité, chaque fois qu’elle entendait une sirène d’ambulance ou de pompiers près de chez elle, elle appelait la rédaction. Certes, c’est un acte citoyen tout à fait respectable qui fait sentir l’habitant « acteur » de son propre journal, mais les contacts directs et de longue durée avec les services d’urgence ou les forces de l’ordre permettent en général d’être au courant assez rapidement des évènements qui se déroulent. Ca peut paraître hypocrite de ne pas vraiment prendre en compte son appel, mais « si tout le monde faisait ça « , hein. Et puis, on lui répond toujours avec courtoisie.
Pour ne pas heurter cette chère lectrice, il fallait donc montrer un certain intérêt pour son avertissement, et, point positif de la chose : elle paraissait heureuse. Résultat, quand ce fut mon tour de l’avoir au téléphone le stage suivant, je lui ai dit qu’on allait arriver

Excellent!
Et je suis effectivementncertain qu’elle se sentait importante , et que votre reponse la rendait heureuse … Bravo …
On parle même d’elle sur un blog aujourd’hui!
Article sympathique.