Focus sur la radio : média de toujours
Alors que le marché de son homologue virtuelle, la "webradio", est en pleine expansion, quid de l'avenir de l'ancêtre des moyens de communication ?
Avant tout, petit rappel historique :
En 1899, la première émission de radiotélégraphie entre la France et l'Angleterre fut LA vraie naissance de la radio. Toutefois, ce premier succès ne fut pas divulgué. Par après, lors des deux guerres mondiales, la radio connut un développement très important. Aux Etats-Unis, ce média, quasiment inconnu au sortir de la Première Guerre mondiale, touchait dix millions de foyers en 1929, plus de vingt-sept millions en 1939 et plus de quarante en 1950. L'historien Eric Hobsbawrm rapporte même : "la radio transforma la vie des pauvres, et surtout des ménagères, comme rien ne l'avait encore fait. Désormais, les plus solitaires ne devaient plus jamais être tout à fait seuls. Ils avaient à leur disposition toute la gamme de ce qui pouvait se dire, se chanter, se jouer ou s'exprimer autrement par la voie du son"
(source modifiée : Wikipedia)
On n'arrête pas le progrès, certes, mais il semblerait que malgré les innovations technologiques pour communiquer et toujours atteindre un plus large public, les courtes ou longues ondes ont encore un large avenir devant elles !
En effet, les dirigeants de certaines radios ont désormais compris qu'être une simple radio "comme dans le temps" ne suffisait plus. Que faire face à l'engouement autour des "nouveaux médias", que doivent mettre en place radios pour ne pas être à la rue ?
"Il faut vivre avec son temps"..
..Dans le cas des radios, c'est un peu pareil : il ne faut pas aller à l'encontre des nouveaux réseaux sociaux, mais au contraire les utiliser !
Depuis un petit bout de temps, j'ai analysé le comportement de la "libre antenne" (ou "radio libre") de Fun Radio et sa communauté qui illustreront parfaitement ce billet
Pourquoi ce choix ? En effet, il existe bien d'autres rubriques plus enrichissantes sur nos ondes, mais l'analyse n'en était que plus facile pour moi : les auditeurs des émissions de soirée ont principalement entre 12-18 ans
Zoom sur la libre antenne
"Guillaume Radio Libre", c'est ainsi que s'appelle notre bande de joyeux lurons remplis de fougue faisant passer à l'antenne, du dimanche au jeudi, des centaines d'auditeurs. Présents depuis septembre 2009 sur les ondes Belges (précédemment utilisées par la retransmission de l'émission française), les animateurs réalisent ici un réel exploit pour une radio Belge. D'après eux, plus d'un million deux cents milles wallons (habitants du "sud" de la Belgique) sont à leur écoute tous les jours, ce qui représente approximativement 35.5 % de la population wallonne (plus d'1/3 !)
Leur technique est assez simple et pourrait se diviser en 3 parties :
- Ce sont les auditeurs qui constituent la radio et pas les animateurs qui imposent les sujets : Et pourtant c'est un détail qui peut faire la différence. Dans la radio libre de fun radio, les animateurs sont à l'écoute permanente d'un public qui propose ses sujets, ses "délires" ou ses jeux. Une façon de fidéliser la clientèle (même si à 0.50€/SMS, ça fait cher la fidélité !)
- Le caractère "à la cool" de l'émission. Ici, pas de tabou, on cite des marques sans censure, on n'hésite pas à faire des remarques au standard téléphonique en direct, etc.. Ce qui plait forcément aux auditeurs qui se sentent un peu comme chez eux
- Les animateurs ont bien compris le principe des réseaux sociaux (mais dans ce cas-ci : Facebook). Résultat : la page Fan de la radio libre dépasse presque les 26.000 abonnés, et ce chiffre est en constante évolution. A chaque émission, Guillaume n'oublie pas de rappeler qu'une page Fan est disponible, page où sont postés quotidiennement des messages qui seront ensuite commentés par les auditeurs et enfin lus par les animateurs durant l'émission. Encore une fois une bonne façon de mettre à profit la page Fan là où d'autres entreprises ou marques restent muettes.
Et enfin..
J'ose espérer que d'autres radios (et même télévisions) auront dans l'avenir, elles aussi, leur page Fan, exploitée à bon escient et puis pourquoi pas un profil twitter comme la plupart des journaux en possèdent une actuellement.
Dernière petite note, j'ai également pensé que le succès permanent de la radio serait du à sa gratuité par rapport à tous les autres canaux de communication, à réfléchir..
Et vous, pensez-vous que la radio a encore de l'avenir ?
Si oui, quels moyens pourraient être mis en place pour les préserver face aux "nouveaux médias" ?
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3 février 2010
Pas mal du tout ton article ! Très intéressant moi qui n’écoute jamais ou presque jamais la radio ça pourrait être un début qui sait ?
3 février 2010
Sympa, ton article sur les jeunes radios !
n’écoutant que peu la radio, j’imaginais que c’était un médium en perte de vitesse… mais il semble que ces jeunes relance la radio libre
(qui n’a plus rien à voir avec les radios libres que j’ai connues dans les années 80 en France, suite à la mise à disposition de fréquences, et qui n’ont tenu que quelques mois, chacune). #nostalgique
4 février 2010
Hey,
Je suis peut être le seul dans ce cas mais moi je suis grand fan de musique et mon gros problème avec la radio c’est justement les radios libres. Je trouve ça monstrueusement lourd! Quand j’écoute Le mouv, Virgin Radio etc c’est de la musique que je veux pas des jeunes qui racontent leur vie sexuelle ou leurs problèmes de cœur;il y a skyblog pour ça^^.
Mais je pense que c’est un avis tout à fait personnel car toutes les radios « jeunes » possèdent leur radio libre (et ce depuis Difool sur Skyrock il y a un bon moment déjà) c’est que ça doit marcher et puis c’est un bon moyen de se faire des sous avec des SMS sur-taxés!
5 février 2010
C’est vrai, comme Lahabanaroom, certains libres antennes sont juste des médiateurs. J’écoutais ça étant jeune, mais à la longue, c’est soulant.