Le jour où j’ai serré la main du Premier Ministre
541 jours. Voilà, après 541 jours la Belgique a enfin un gouvernement. On passera les critiques sur celui-ci pour le fond et la forme. Oui, la forme, comme celle de la secrétaire d'État à l'immigration Maggie De Block ou encore le noeud papillon d'Elio qui fait tant jaser (autant que sa sexualité, qui semble-t-il est assez exceptionnelle en Europe pour son nouveau statut de Premier Ministre).
Il y a plus d'un mois et demi, j'avais été contacté par la RTBF pour participer à une émission spéciale "La Nouvelle Équipe" qui aurait lieu le lendemain du gouvernement. A l'époque, on était confiant pour un nouveau gouvernement 1 ou 2 semaines plus tard. Ce n'a bien évidemment pas été le cas et, comme toujours avec ma superbe chance, il a fallu que cette émission tombe la veille de mon examen de Physique.
L'occasion était trop belle - quitte à mettre à mal un de mes résultats scolaires - je n'ai pas pu m'empêcher de m'y rendre quand même ce mercredi 7 décembre au Boulevard Reyers, dans les studios de la RTBF. Arrivé à 18H, je me suis donc procuré mon badge (rahlala, qu'est-ce que j'adore ça, vous vous en doutez) de.. "bloggeur". Le temps de prendre une petite photo directement postée sur Twitter, et j'étais prêt.
Allez, je vais faire ma mauvaise langue, mais faudra se mettre d'accord une bonne fois pour toutes. Soit c'est "blogueur" en français, soit c'est "blogger" en anglais, mais là on nous a fait un mix franglais.. qui finalement servait peut être de satsifaction aux représentants des deux langues présents ce soir là
Plusieurs "citoyens" avaient été invités dans ce duplex Open Bar qui était situé juste à côté du plateau où défileraient un peu plus tard quelques ministres de ce nouveau gouvernement. Parmi eux : chercheurs, représentants de la commission européenne, entrepreneurs, etc.. (et donc un blogger, aussi
j'ai vite compris que j'étais plutôt ridicule). Très vite, le Premier Ministre est arrivé dans ce duplex pour saluer tout le monde.
(vous remarquerez que je ne suis pas un photographe dans l'âme..
Le tout était de ne pas avoir l'air d'un paparazzi, non plus)
Et oui.. oui.. j'ai serré la main d'Elio Di Rupo.
Voilà, c'est dit c'est fait. Outre les opinions politiques de tout un chacun, j'ai quand même trouvé ce moment important. Et il n'y a bien sûr aucune photo pour immortaliser l'instant !
J'ai ensuite pu voir d'autres personnes dans ce duplex comme Alain Gerlache, Felix De Clerck (un des protagonistes à l'origine de la manifestation "Shame"), une Joëlle Milquet (sur la photo que j'ai pu prendre d'elle, elle n'a pas l'air super contente, mais en fait elle souriait tout le temps), Olivier Chastel, et j'en passe..
Durant toute l'émission donc, quelques ministres sont passés les uns après les autres sur le plateau principal, qui accueillait également deux humoristes, et étant donc en relation régulière avec le duplex où je me trouvais. Bon, à la base il était prévu que je puisse poser ma question à l'un d'eux (Elio Di Rupo, de préférence, puisque c'était lui qui me semblait le plus à même d'y répondre) mais, manque de temps probablement, ça n'a pas été possible. J'ai cependant pu donner mon avis sur le déroulement de l'émission dans un "debriefing" diffusé lui durant 15 minutes sur le site de la rtbf.be.
Pour voir cette intervention, il faut se rendre ici, cliquer sur "vidéos" et prendre la seconde, "Debriefing". Soit vous regardez les autres personnes (qui m'atomisent), soit vous sautez directement à 9 minutes.
Bref, c'était super sympa. Ca montrait une certaine proximité des dirigeants du pays. Du moins de notre côté de la caméra. Il semblerait que les téléspectateurs ont été déçus de ne voir un véritable débat des deux côtés après chaque question. Une fois de plus, c'est peut-être compliqué de caler ça en 1H30.
A la fin, j'ai même vu François de Brigode et Johanne Montay de près. Et en partant, j'ai également pris un petit souvenir du plateau principal quand tout était éteint.
Ça m'a presque envie de bloguer Politique, tout ça. Qui sait.
Mathieu aime Skyrock
Mathieu a 19 ans.
Il était jusqu'il y a peu un étudiant plutôt banal. Il a juste doublé une fois en 5e année. Mais bon, c'est pas trop grave : ça arrive à tout le monde, de doubler. Mais, c'est vrai, il ne prend pas ses études trop à coeur. Son passe-temps, sa passion, son activité chronophage, ce sont les heures qu'il passe devant son ordi à "chatter", à prendre des photos de lui, et occasionnellement rencontrer des filles avec qui il a pu discuter sur internet.
Vivant depuis toujours avec le poids d'un père absent (on lui a raconté que celui-ci était parti lorsqu'il avait 1 an. Il n'a plus eu de nouvelles depuis, mais ça n'a pas l'air de le déranger), il habite
La dame qui téléphonait
Durant cette période un peu creuse de l'année où je n'ai que comme seul et unique divertissement celui d'apprécier chaque jour un peu plus ma prof de Néerlandais, je prends le temps de revenir sur certaines anecdotes de rédaction.
Depuis un an, j'ai déjà fait quelques stages, principalement à La Meuse Verviers (un journal local, pour ceux qui n'auraient pas suivi). J'ai découvert qu'avant toute chose, le journaliste avait aussi une fonction, une responsabilité sociale. Normal, vous allez me dire : il traite les infos et recueille les témoignages de nombreuses personnes qui finalement constituent son lectorat. Il est donc en contact permanent avec des dizaines de personnes, chaque jour différentes.

Heureusement pour moi, je n'ai encore jamais eu au téléphone un interlocuteur qui a refusé de me répondre parce que j'écrivais pour un organe de presse. Dans le pire des cas, une auto-censure de la personne dans ses propos; dans le meilleur, des petites exclus balancées juste parce qu'ils sentent que "la conversation se passe bien". Après, on va pas se leurrer, un journaliste EST avant tout un journaliste, qu'il sache parler aux gens ou non
Et puis il y a cette vieille dame habitant la région dont je me souviens. La première fois que j'en ai entendu parler, c'est quand un des journalistes






