Archive for the ‘ Analyses ’ Category

(Exclu) Spotify en Belgique !

Spotify, tout le monde en parle, des dizaines de playlists et d’URLs passent sur Twitter et pointent sur ce petit logiciel qui permet l’écoute de 6 millions de titres. Comment faire pour avoir ce service en Belgique ? C’est très simple.

Il faut d’abord s’inscrire sur leur site, mais on se rend très vite compte que ça n’est pas possible, car le service n’est pas encore disponible en Belgique. Qu’à cela ne tienne, on est friand de musique et encore tout motivé dans notre démarche. On va alors chercher un petit proxy en France à configurer en moins de deux puis l’inscription est alors possible. On télécharge le programme, on se connecte. Et là : BOUM. La révélation. Deux solutions s’offrent à vous :

- Vous remplissez les préférences du proxy dans Spotify avec les mêmes paramètres que pour l’inscription et vous espérez que celui-ci tiendra un petit moment. Comme c’est rarement le cas avec les proxys publics, vous allez devoir le changer assez régulièrement -> EMBÊTEMENT

- Vous lancez le programme, tout est beau tout est rose pendant 14 jours et enfin vous vous retrouvez avec un message d’erreur. Plus possible de se connecter. Avec un peu d’espoir, vous pensez avoir fait une erreur dans votre mot de passe, mais non. La seule solution, c’est de recréer un compte tous les 14 jours (limite d’écoute à l’étranger imposée par Spotify pour les comptes non-payants) -> EMBÊTEMENT

Vous l’aurez compris, le titre de mon article est ironique et doit son explication aux limitations géographiques mises en vigueur par certains sites web ou services. Spotify n’est qu’un exemple, je pourrais aussi citer la restriction pour les vidéos de TF1.fr (diffusées sur Wat.TV). Quoi de plus frustrant de ne pouvoir accéder à du contenu multimédia provenant d’un pays limitrophe !

Et avec ça, Internet se dit libre. Pff..

Les listes Twitter : un retour pour mettre au clair

Les listes Twitter

Il y a 5 mois environ, j’écrivais l’article « Les listes Twitter : ça sert à quoi en fait ? » pour tenter d’expliquer l’utilité des.. Listes sur Twitter, voilà :-D

Mais 5 mois plus tard, la fonctionnalité est toujours là, c’est qu’elle doit servir à quelque chose si l’équipe de Twitter lui accorde un bel emplacement dans un profil. Malgré les nombreux articles écrits à ce moment là, beaucoup ignorent encore leur fonctionnement et leur intérêt, certains n’essayant même plus de comprendre, se sentant un peu dépassés par ce petit (ou gros, c’est en fonction :-p) chiffre présent à côté de leur nombre de followers. Lire la suite

Comment la communication virtuelle nous rend impolis IRL

Bonjour : La communication virtuelle nous rend impolis IRL

Suite à un tweet de @FlorenceDesruol, je suis tombé sur un billet pour le moins intéressant (en anglais), et qui pourrait susciter un long débat : « Les aptitudes sociales se sont dégradées » (ou plus explicitement : « La politesse va à la poubelle« )

Dans ce billet, Alexandra Markus explique comment notre utilisation parfois abusive des nouveaux moyens de communication virtuelle (et donc de speed-dating : Chatroulette, MSN,..) nous rend de plus en plus impolis une fois de retour dans la vie réelle. On en oublierai presque les bienséances de base lorsque l’on commence une conversation non-virtuelle avec un individu.
Elle explique que Chatroulette encourage à être grossier une fois la frontière du réel franchie, notamment grâce/à cause de son « Next » (qui n’est pas sans rappeler une émission de MCM) qui permet de passer d’une personne à l’autre sans même avoir à la saluer.

J’ai voulu aller un peu plus loin dans sa réflexion, en parlant un peu des différents phénomènes d’impolitesse que l’on peut glaner sur le web, mais surtout des répercutions que ceux-ci peuvent avoir sur nos relations IRL*

Parlons par exemple des signes de distinction T-V. Le phénomène est particulièrement frappant pour les langues indo-européennes (ou dans notre cas, le Français). Un jour, on m’a dit « Sur internet, tout le monde se tutoie« , ce qui est bien vrai. N’avez vous jamais remarqué, et essentiellement sur Twitter, que vous tutoyez n’importe quel individu ? Or, il s’agit d’une des premières  règles que l’on vous a apprises dès votre naissance : On vouvoie les inconnus; et en général, on tutoie les amis, la famille, presque toujours les jeunes (si on est plus âgé que l’interlocuteur), etc.. [*]

Il m’arrive souvent de me remettre en question concernant l’attitude à adopter sur le net. Les personnes à qui j’ai affaire sur Twitter ne sont (à premier abord) ni des amis, ni de la famille, bref je n’ai jamais eu de relation avec elles.
Je m’imagine alors en train de rencontrer ces personne un jour, dans la rue, après une discussion avec tutoiement sur Twitter. En tant que « jeune », je n’arriverai pas à tutoyer si facilement, et je me dirigerai forcément vers le vouvoiement. Mais qu’en est-il de vous ? (votre avis m’intéresse)

Autre phénomène bien fréquent, les signes verbaux de politesse, à savoir : bonjour, merci, au revoir, s’il vous plaît,.. Alors que beaucoup de plateformes comme les forums tentent de garder une certaine éthique de respect, on assiste à une décadence complète dans les e-mails ou sur Twitter par exemple.
L’avocat du diable justifierait le manquement de ces petits mots aux 140 caractères de Twitter. Dans ce cas là, écrivez donc en 2 tweets ;-)

C’est tout à fait dingue, quand on sait que cette tendance commence tout doucement à devenir une habitude pour certains « dans la vraie vie ». Même si, je l’accorde, tout peut varier en fonction de l’éducation, du milieu social et des fréquentations..

Je finis pour mes propres constations par un dernier phénomène : la vulgarité qui se fait de plus en plus présente essentiellement sur Twitter. Vous aurez certainement pu remarquer que certains utilisateurs sont sujets à ce que l’on pourrait considérer comme du sexisme, du snobisme,.. (énumération non exhaustive ;-) ) Ce qui dérange, c’est surtout le fait que certains se sentent protégés derrière leur écran mais ne feraient pas de mal à une mouche lors de rencontres réelles. Cependant, je m’éloigne un peu du sujet de mon billet.

Sans transition maintenant, je reviens sur le billet de notre chère Alexandra. Elle dit, je cite :

Les sites de rencontres sur internet ont éliminé les intermédiaires IRL

Pour ne pas se braquer que sur les sites de rencontres, on peut prendre pour exemple Facebook. En effet, sur votre profil, vous pouvez remplir toute une série d’informations à votre sujet (Religion, Opinions politiques,..). C’est probablement ce qui a choqué Alexandra Markus lorsqu’un étudiant lui a demandé ouvertement « Croyez-vous en Dieu ? » et ensuite « Croyez-vous en Jésus ? » pour enfin se rapprocher d’elle quand elle s’est sentie dans une position peu confortable « Pourquoi avez-vous autant de mal à répondre à ces questions ? »

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Actuellement, dans des conversations non-virtuelles, je n’ai encore jamais eu à faire avec une personne qui me posait des questions franco, sans me dire bonjour ou merci, ou au revoir. Cependant, la généralisation de cette tendance sur le web devient de plus en plus gênante. Un simple remerciement lorsqu’on accomplit quelque chose pour quelqu’un ne fait de mal à personne surtout quand on sait que cette simple initiative permet de garder de bonnes relations et, tout simplement, d’être considéré comme quelqu’un d’aimable et courtois

crédit photo : Dolarz©
*IRL = In Real Life = « Dans la vraie vie »

Focus sur la radio : média de toujours

Alors que le marché de son homologue virtuelle, la « webradio« , est en pleine expansion, quid de l’avenir de l’ancêtre des moyens de communication ?

Avant tout, petit rappel historique :

En 1899, la première émission de radiotélégraphie entre la France et l’Angleterre fut LA vraie naissance de la radio. Toutefois, ce premier succès ne fut pas divulgué. Par après, lors des deux guerres mondiales, la radio connut un développement très important. Aux Etats-Unis, ce média, quasiment inconnu au sortir de la Première Guerre mondiale, touchait dix millions de foyers en 1929, plus de vingt-sept millions en 1939 et plus de quarante en 1950. L’historien Eric Hobsbawrm rapporte même : « la radio transforma la vie des pauvres, et surtout des ménagères, comme rien ne l’avait encore fait. Désormais, les plus solitaires ne devaient plus jamais être tout à fait seuls. Ils avaient à leur disposition toute la gamme de ce qui pouvait se dire, se chanter, se jouer ou s’exprimer autrement par la voie du son »
(source modifiée : Wikipedia)

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