
Il m’aura fallu près d’un mois pour prendre du recul sur le stage de 2 semaines que j’ai effectué en radio durant ces dernières vacances de Pâques. Un mois, parce que j’avais besoin de faire le point sur ce qu’un aperçu d’un milieu que je ne connaissais absolument pas m’avait appris et apporté.
Cela faisait plusieurs mois que l’idée de tenter autre chose que l’écrit me trottinait. Après tout, le journalisme ne se limite pas qu’à la presse écrite, et j’avais l’impression de m’autorestreindre en n’exploitant qu’une branche de la profession. Après avoir visité l’un ou l’autre studio, j’ai fait naturellement une demande de stage auprès d’NRJ, qui me paraissait dans un premier temps être la station qui me correspondait le plus, de par sa cible. Au final, je me suis retrouvé au premier jour des vacances de Pâques dans la rédaction de Nostalgie, la radio voisine, et je n’ai vraiment pas regretté qu’on m’y ait mis !
Avant de commencer mon stage, je n’avais pas pris en compte le fait que la radio offrait plusieurs fonctions : animateur, programmateur, journaliste, chroniqueur, etc.. C’est donc dans la rédaction des journalistes de l’openspace, regroupant les employés d’NRJ et Nostalgie, que j’ai fait mes premiers pas durant 2 semaines.
De la même manière que quand j’ai réalisé mon tout premier stage en rédaction papier – à La Meuse Verviers -, je ne m’attendais pas à ce qu’on me mette dans le bain aussi vite. C’est peut-être naïf de ma part, mais je pensais vraiment qu’on allait me laisser observer durant au moins la première semaine, en me laissant éventuellement toucher à un micro sur les derniers jours. Eh bien pas du tout ! L’équipe s’est même montrée plutôt cool par rapport au matériel mis à disposition des journalistes, alors que, me connaissant, j’aurais pu tout faire exploser en quelques heures (#maladroit)

Une cabine de montage chez Nostalgie.
Finalement, je me suis assez vite retrouvé à tester plein de choses différentes : une fois la rédaction de brèves culturelles, une autre les rudiments du montage de la capsule, ou encore l’enregistrement d’interviews en studio.

Keuwaah ? Un casque à mon nom ? Eh non, il s'agit en fait de celui de Nathan Skweres, du "Journal de la télé" sur Nostalgie. Moi qui déprimais parce qu'il n'y avait aucun Nathan en radio, j'étais enfin rassuré !

Je me suis rendu quelques fois dans le studio pour (harceler) questionner les animateurs/journalistes sur plein de détails pendant que les musiques étaient jouées.

Quand je vous disais que l'équipe était cool ! Voici une photo prise durant le temps de midi. De gauche à droite : Pedro Taveira (@pedro_taveira) / Une stagiaire ravissante
/ Brice Depasse (@BriceDepasse) / Olivier Labreuil (@JournalMusique) / et un peu plus loin, Joël Habay (@JoelHabay)
Dans la deuxième semaine de stage, j’ai pu réaliser une interview de terrain avec une ancienne artiste de la Nouvelle Star qui était en promotion en Belgique. C’est la première fois que j’utilisais le micro portable. J’ai bien flippé pendant environ une semaine parce que j’étais sûr que j’allais me planter dans les boutons mais finalement ça s’est plutôt bien passé ! J’ai découvert une autre manière de faire des interviews par rapport à celles que je faisais pour mes papiers, c’était assez troublant, mais sympa.

En route pour un reportage de terrain avec un carnet et mon grââl du moment: un enregistreur.
Le reportage d’ambiance aussi, m’a un peu troublé. Je ne savais pas que c’était aussi compliqué de trouver des effets sonores et sons d’ambiance pour agrémenter une capsule radio. Probablement s’agit-il d’une habitude qu’on acquiert au fur et à mesure des reportages..

Voilà à quoi ressemble une partie de l'openspace vers 18H, quand il n'y a plus un chat. En premier plan, la rédaction Nostalgie où je suis resté durant tout mon stage.
J’en oubliais presque de parler de la rédaction en elle-même. Bien que je ne suis jamais arrivé à 5H du mat’ pour vérifier, il paraît que c’est à cette heure-là qu’il y a le plus de monde dans les bureaux de NRJ/Nostalgie. Ce qui fait donc que la journée de la plupart des journalistes et animateurs se termine vers 15-16H. Voilà pourquoi je me retrouvais parfois presque tout seul dans tout l’openspace alors qu’il n’était que 17-18H. Ca changeait vraiment de  La Meuse où 17H était plutôt l’heure de pointe dans la rédaction, mais les journalistes débutaient leur journée quelques heures plus tard. Une sensible différence entre les journaux et les radios, donc.
En conclusion : c’est un premier stage que j’ai beaucoup apprécié. Je n’aurais pas pu mieux espérer pour une première expérience en radio ! J’ai en même temps l’impression d’avoir appris énormément de choses parce que j’ai touché à tout ce qu’on me laissait toucher, mais par la même occasion le sentiment de n’avoir encore exploré qu’1% de ce milieu. Si j’ai pu vous poster quelques photos et ressentis ici, ce sont beaucoup de souvenirs qui me resteront en tête. L’ouverture d’esprit des journalistes, qui m’ont conseillé d’aller voir le plus possible dans d’autres radios comment celles-ci travaillent, m’a beaucoup plu. La suite au prochain stage donc, qu’il se déroule dans cette radio ou dans une autre